Formation Enseigner le chant prénatal Si ça me chante - patchwork de photos de femmes enceintes

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Des femmes ayant utilisé leur voix pendant leur grossesse ou à l’accouchement
nous racontent leur histoire.
Merci à elles.

Sans se prétendre des “modèles  à suivre”,
elles témoignent simplement, par leur expérience,
qu’il y a mille façons d’attendre un enfant et de lui donner naissance…
Et vous, quelle sera la vôtre ?

« J’ai fait du chant prénatal pour mes 2 grossesses. J’adore.
Ça aide beaucoup pour les douleurs des contractions, les sons (…) Ça les fait passer plus rapidement… Mon conjoint vibrait en décalé, parfois, donc les vibrations ne s’arrêtaient jamais, c’est englobant.
Et puis, être dans un cercle de femmes pendant les ateliers, c’est toujours enrichissant, surtout en étant enceinte.
Les papas étaient conviés quand ils pouvaient. On peut y aller après, avec le bébé, c’est sympa aussi de vibrer, chanter avec lui… »

Flo Ra

maman d'Issa, né le 14 janvier 2019

“J’ai été très agréablement conquise par les cours de chant prénatal. Ma motivation première était d’y apprendre quelques berceuses. Je n’ai pas été déçue et ai été enchantée par le répertoire hétéroclite, allant de la berceuse japonaise au chant swahili. Les bénéfices de ces cours vont bien au-delà de l’apprentissage des chansons : les techniques de vocalise m’ont ainsi fortement aidées lors de mon accouchement. L’expérience de Virginie Bouffart est un précieux atout, mettant aussi à disposition une abondance d’informations. Le tout avec une convivialité et un professionnalisme sans pareil.”

Sid M.

2008

 « J’ai animé des ateliers de chant prénatal pendant toute ma grossesse avec beaucoup d’émotions. Les sons m’ont énormément aidé à supporter la douleur de l’accouchement (..) J’ai accompagné toutes mes contractions avec joie et voix.
Les chansons entonnées lors de la grossesse m’ont fait verser quelques larmes et permis de donner une autre dimension à cette relation qui déjà était nourrie au quotidien.
La vocalise Aloha est devenue le son de la tranquillité pour mon fils et moi, Je l’ai chanté tous les jours de ma grossesse et Léon se calmait instantanément à son écoute dès la naissance. »

Gaelle,

maman de Léon, né en 2017 à Lille.

“Le chant prénatal : une chouette expérience !
Tout d’abord, ce fut très agréable de suivre plusieurs cours de chant prénatal pendant la fin de ma grossesse.
Concrètement, cette technique m’a permis de maîtriser un peu mieux ma respiration non pas le jour J (on m’a tout de suite posé la péridurale), mais la veille du jour J, lors du pré-travail, lorsque j’étais chez moi. Le fait de produire des sons au lieu de simplement souffler m’a permis de me concentrer sur autre chose que la douleur. Pendant les cours, nous avions aussi appris à imaginer une bulle dans laquelle se trouvait le bébé, ainsi j’ai pu penser à autre chose qu’aux contractions, ce qui a facilité leurs passages.
Par ailleurs, j’ai beaucoup aimé chanter des berceuses. Elles ont également bien plu à ma fille. 🙂
Bref, je suis très contente de cette expérience. J’avais cherché une activité musicale m’aidant à me préparer à la naissance de ma fille, et le chant prénatal a complètement correspondu à mes attentes.”

Hélène

2009

« Le chant prénatal a surtout été pour moi un moyen concret de transmettre mon amour et mon attention à mon bébé. J’étais très heureuse d’apprendre des chansons en m’imaginant ensuite bercer mon bébé au rythme de ces mélodies. Et aujourd’hui, j’endors effectivement ma petite Joy en lui chantant les chansons apprises pendant ce cours.
J’ai apprécié aussi de pouvoir rencontrer grâce à ce cours d’autres femmes enceintes. C’est comme ça que j’ai eu une super adresse pour l’haptonomie.
Pendant mon accouchement, je me suis beaucoup aidé de sons graves au moment des contractions.
Je recommande vraiment cette expérience de chant prénatal à toutes les femmes enceintes »

Sophie M.,

maman de Joy, née en 2009

« Spontanément j’ai chanté durant mes 2 derniers accouchements très fort et très faux, la même chanson en boucle (z’ont du apprécier, les voisins ! 😊 ) Ça m’aidait à entrer dans ma bulle….
Et à mon 3ème, alors que je soufflais comme un bœuf en appui avant sur un meuble, et que l’immense baignoire se remplissait, ma sage-femme a posé ses mains à quelques millimètres de mon dos (…), sans toucher, et a commencé à vocaliser des ohmmmm d’une voix très grave …
MAGIQUE ! La douleur a instantanément reflué pour ne laisser qu’une pulsation douloureuse presque insignifiante … (et j’ai été sciée qu’une toute petite bonne femme comme elle puisse sortir de tels sons !!!). »

Blandine,

maman de Brice, né en 1998 à Sarlat.

« (…) Là, allongée dans la nuit qui s’épaississait, les contractions se sont rapprochées. J’étais partagée : rester allongée et dormir pour prendre le maximum de repos, et me lever pour mieux faire passer les contractions. J’avais trouvé une position : allongée sur un côté, l’autre jambe ouverte dessus en ciseaux, comme pour étirer la douleur. Mais ça ne suffisait pas, et je devais me lever de plus en plus pour ne pas subir la contraction, allongée. C’était dur de sortir du lit – ça depuis plusieurs semaines ! –  mais aussi parce que je me sentais acculée par la contraction. C’est là que j’ai commencé à « vibrer » avec des sons « Aaaaaaaaah » de chant prénatal. Je voyais Florent dormir sur son matelas à terre. Je me disais : « il doit faire semblant ! C’est pas possible qu’il arrive à dormir” (…)

Depuis que les contractions sérieuses sont arrivées, le Aaaaah est revenu. C’est instinctif, pas prévu, mais ça couvre, enveloppe et accompagne la douleur qui assaille. C’est même une façon de me laisser traverser par la contraction, d’onduler avec elle, de calmer le souffle ou de lui permettre d’enrober la douleur. Ça me centre et me concentre sur ce qui se trame là, c’est ma réponse à la douleur, mon propre cri, mon cri de douleur, ma façon de l’accueillir et de l’accepter. Des fois après le premier cri que je ne peux contenir, je me dis : allez ! sors-le ce Aaaaaah, il va t’aider. Et il arrive comme une décharge, et un enrobage à la fois.

Je compte parfois le nombre de Aaaah qui vont couvrir une contraction entière. Les plus longues contiennent 8 à 10 Aaaaah, les plus courtes 4 à 5. Petite quantification, petite mesure qui s’insinue en moi… plutôt les premières heures du travail, car après je deviens animale ! (…)

Un peu plus tôt, j’avais aussi dit à la sage-femme : « je ne suis pas sûre d’y arriver ! ». (…) Et Florent me dira : « quand je me suis réveillé vers 1 heure du matin, je t’ai senti déjà tellement décidée, tellement prête, que ça m’a rassuré et je n’avais plus qu’à être là ! »

Dans ce travail dont la fin était inéluctable, il n’y a plus eu qu’à pousser. (…)

Puis est venu le temps de la rencontre, très naturellement l’auxiliaire a mis le bébé sur ma poitrine, et miracle ! Elle a tété ! De suite ! Les 2 heures qui ont suivi !

(…) J’étais heureuse. Fière. Repue. Indescriptible. (…)

Le jour se levait derrière la grande vitre teintée de la chambre. (…) J’étais émue de la voir, là, si proche, ayant le sentiment de la découvrir pour la première fois – ce sentiment ne me quitte pas depuis, il y a tant de petites choses à elle que je n’ai pas encore eu le temps de bien regarder, scruter, toucher, embrasser. (…) Je suis sortie de cette salle obscure comme si je voyais le jour pour la première fois.

Quel bonheur ! Quel bonheur ! Quelle émotion, quelle puissance.

Ma fille… je t’aime déjà tellement. »

Dorothée,

maman de Judith, née le 10 avril 2021

« Pour mon troisième enfant j’ai décidé de chanter le merveilleux son OM pendant tout le travail. C’était très puissant pour moi, pour me calmer, agir sur la douleur, sentir la force de mon ventre, me laisser porter par des sons venant du plus profond de mon être, sur différentes gammes du plus haut au plus bas….
Le personnel hospitalier a aussi apprécié apparemment (Ou alors ils n’ont pas osé me dire que j’étais vraiment trop chelou 😂). »

Marion

“J’ai préparé mon accouchement avec de l’haptonomie, en suivi global. J’étais aussi tentée par plusieurs autres approches, comme le yoga et le chant, en prévision d’un accouchement le plus naturel possible. J’ai donc fait, en plus de mon suivi, une séance de chant prénatal avec Virginie à l’approche du terme. J’étais curieuse et j’imaginais bien que la maîtrise de mon souffle et du périnée aurait une importance primordiale alors que l’haptonomie ne m’apportait que peu d’éléments concrets auxquels je pouvais me rattacher.

Comme j’avais déjà fait du chant avec elle, Virginie m’a fait un cours “à la carte”, exactement ciblé sur mes attentes. Nous avons établi une sorte de cartographie du déroulement de l’accouchement, avec les différentes étapes, l’état d’esprit qui pouvait y être lié. Nous avons refait des exercices vocaux que je connaissais plus ou moins avec les cours de technique vocale. Quand je suis sortie du cours, les choses me paraissaient mieux définies, et je me disais que je pourrais me rattraper à ce que je venais d’apprendre si je n’arrivais pas à gérer le travail avec l’approche en haptonomie.

Le jour de mon accouchement, je suis restée très confiante lors de la montée des contractions. Je me rappelais ce que m’avait dit Virginie, je voulais transmettre à mon bébé le fait que tout allait bien, qu’il fallait rester calme. Quand les contractions sont devenues plus douloureuses, j’ai utilisé les sons “méditatifs” pour rester dans cet état d’esprit jusqu’au moment de la poussée. J’ai eu l’impression que ça me facilitait la tâche et que le temps passait plus vite en me concentrant sur un “exercice” à faire. Après j’étais guidée par le sage-femme et je n’ai donc pas continué à utiliser le chant ; j’avoue d’ailleurs avoir eu la sensation de ne plus trop savoir ce que je faisais !

Mais en tous cas, je suis convaincue que ça m’a aidé à tenir et à rester zen malgré la douleur. Je me concentrais sur les sons pour les communiquer à mon bébé. J’ai un super souvenir de mon accouchement.”

Sophie B

maman d'Atao, né en 2009.

« Le chant prénatal m’a beaucoup apporté pendant le travail. Émettre des sons m’a permis de mieux supporter, gérer les contractions. En fait j’étais comme en transe, cela permet de se concentrer sur autre chose que la douleur et les sons résonnant dans la cage thoracique procurent un véritable soulagement. J’ai trouvé que pratiquer le chant dans la baignoire augmentait considérablement son bénéfice : les sons résonnent mieux grâce à l’eau et aux contours de la baignoire. Franchement, je conseille à toutes les mamans qui vont accoucher de le pratiquer. Je ne sais pas si j’aurais supporté un si long travail (24h) autrement. »

Stéphanie T.,

à la naissance de son 3ème enfant, né en janvier 10.

« Pour cette nouvelle grossesse je voulais absolument me préparer. Au programme : haptonomie, piscine et chant prénatal que je voulais déjà faire 3 ans avant sans avoir oser m’inscrire. Je ne voulais pas rater ce rendez-vous d’amour !

Dès la première séance (vers 4 ou 5 mois), j’ai senti que c’était cette préparation qui me serait la plus utile. Les exercices de respiration, de travail sur le périnée, sur le ressenti corporel me parlaient énormément, je visualisais ce qui pouvait se passer dans mon corps, et comment je pourrai aider ma fille à descendre et sortir.
Par contre, j’avais beaucoup de difficultés à faire des sons, même seule chez moi, je me sentais ridicule, et je me disais que je verrai bien le jour J.

Et ce jour J est arrivé. Après 3 heures de contractions régulières toutes les 10 min, je suis allée à la maternité (à 30 min de chez moi), ne voulant pas trop attendre comme c’était mon deuxième enfant. Les contractions étaient douloureuses mais gérables. Je n’avais pas ressenti le besoin ni l’envie de faire des sons.
Arrivée là-bas, les contractions ont cessé, et mon col n’avait pas bougé. Je suis donc rentrée chez moi, déçue. J’ai dormi 2 heures, et j’ai été réveillée par une contraction. Je suis allée prendre un bain sans attendre, comme me l’avait conseillé le sage-femme le matin même. Il disait aussi qu’il valait mieux que les contractions soient plus rapprochées que 10 min.

Et dans le bain? j’ai commencé à faire des sons… au début timides, puis plus forts, puis très forts et intenses. J’ai changé de position, continué mes sons et la respiration abdominale entre chaque contraction. Je ne dirais pas que les sons calmaient la douleur, mais ils faisaient passer les contractions. Comme si le fait d’être concentrée sur ça faisait avancer le temps plus vite. Et physiquement, je ne me crispais pas même si j’avais mal. Je m’ouvrais, je mettais de la puissance dans mon corps, de l’énergie. Je frayais le chemin pour ma fille.
Au bout d’un moment, les sons n’étaient plus qu’un seul son, je m’arrêtais juste pour reprendre de la force. J’étais essoufflée, j’avais mal, je commençais à me dire que tout allait très vite, que jamais je ne pourrais monter dans une voiture et faire 30 min de route. J’étais tellement dans l’instinct, je ne pensais même plus, j’étais dans l’accouchement pleinement.

Quand l’ambulance est arrivée pour nous mener à la maternité, mes sons étaient très intenses, très forts, je n’écoutais personne, je ne répondais pas aux questions. J’étais à 4 pattes sur mon lit, en train de faire mes sons. L’inhibition qui m’empêchait de faire les vocalises pendant ma grossesse avait complètement disparu.

Puis j’ai eu envie d’aller aux toilettes. Et là, j’ai senti la tête de ma fille. Euphorie, bonheur, espoir, la fin de cette douleur allait être là, c’était la fin de tout et le début de ma nouvelle vie ! Je n’avais plus mal, je reprenais vie. Ce moment magique, où j’ai su qu’elle allait naître, que je n’avais qu’à la laisser passer, ce moment n’appartenait qu’à moi. Et avec douceur, je me suis ouverte juste un peu plus, et elle est née. Juste 2 heures après la première contraction.

Vers la fin de ma grossesse j’avais lu le livre « J’accouche bientôt. Que faire de la douleur ? » de Maitie Trelaün (sage-femme). Pendant tout le travail, j’ai beaucoup repensé à tous les témoignages d’accouchements, et aux conseils de cette sage-femme, aux différentes étapes qu’elle y décrit. Ce livre est indispensable, à mon avis.
Ce livre et le chant prénatal m’ont permis d’avoir l’accouchement dont je rêvais. Je suis certaine que sans le chant prénatal, il n’aurait pas été le même. Ça m’a vraiment aidée physiquement. J’ai pu le vivre pleinement. J’ai réellement mis au monde ma fille. J’ai eu beaucoup de chance d’avoir un accouchement rapide et aussi naturel.
Ma fille est toute zen. Très souvent je l’endors en lui chantant les chansons apprises durant les séances, et c’est miraculeux comme ça la calme ! (…)

Un grand merci à Emmanuelle pour sa grande écoute, ses conseils très précieux et personnalisés, pour l’espace qu’elle nous a laissé durant les séances, pour nos échanges d’expériences (…) J’ai réussi à panser mes blessures passées et je suis prête à remettre ça !

C’est sûr et certain que pour mon prochain accouchement j’utiliserai le chant prénatal. De toute façon, ça ne peut pas être autrement !

Fanny,

maman de Erine et Anaé

« (La veille …) Je sais que le travail a commencé. On peut entendre dans la maison cette petite chanson que l’on marmonne depuis quelques jours “Sache que“. On t’invite tous à venir nous rencontrer. (…)

(Le jour même…) Pendant les contractions (…), je suis dans mon corps, à imaginer cette vague qui m’emporte, à visualiser mon bassin qui s’ouvre. Je suis obligée de faire des sons. Un “mmmmmmm” bien grave, pas spécialement fort. Mais qui m’aide à me plonger à l’intérieur de moi, tout en continuant à faire des mouvements de balancier. (…) Une nouvelle contraction, je m’appuie au lavabo, repars dans mon son, me balance de droite à gauche. C’est fort, mais doux à la fois, je sens mon corps se laisser aller. J’ai toujours le sourire. (…)

J’entends parfois un bruit de fond, mais oui c’est bien de la musique, la play-list que j’ai sélectionnée. J’entends aussi la sage-femme et mon homme qui murmurent un peu, mais je repars vite dans mes pensées, l’eau qui est chaude contre moi, mon bassin qui s’ouvre et mon bébé qui sera bientôt là ! Un air me vient en tête entre les contractions “Sache que“. Ça me motive. Je me laisse totalement aller. (…).

Je me sens bien. Je commence à changer de son, mon “mmmm” passe à un “ooooo” bien grave et profond. Les contractions sont plus fortes. (…) Chaque moment de calme, je le prends et me ressource avec (…) Je sais que j’en ai encore pour un moment. (…) Je peux continuer mes “ooo” mon balancement, je re-rentre dans mon monde. Je sais que tout est géré autour de moi, je n’ai plus qu’à me concentrer sur ce petit être qui travaille très bien. (…)
Il m’arrive d’entendre que la sage-femme et mon homme m’aident pour les sons. Ils me guident quand parfois je me perds. Mon homme me dira plus tard que ça se sentait quand je me concentrais un peu moins et que du coup, ils faisaient le son pour me recaler. Ça a super bien marché, puisque qu’à chaque fois, je me suis remotivée. (…)

On me dira plus tard que j’ai dit pleins (de mots) à voix basse, que je marmonnais en fin de contraction. Répétant plusieurs fois la même chose. J’ai les yeux pratiquement tout le temps fermés… Je dis du charabia comme pour enlever toute cette douleur accumulée en quelques secondes. Une fois partie, je me repose et respire. (…)

(Plus tard…) Je veux accoucher, j’en ai marre, ça fait mal !!! (…) En gardant mon bassin ouvert, je pousse mon son au plus profond de mon corps. J’ai l’impression que je vais réveiller tout le village (mais on me dira que non, mon son était fort mais régulier et que c’est sur un “si” que je chantais mon “oooooo”) (…)
Maintenant j’ai besoin de pousser à chaque contraction pour me soulager et pour continuer d’ouvrir mon bassin. Je revérifie, je sens bien la tête, elle est presque là. Ça fait mal, mais c’est bientôt fini. Je m’accroche à mon homme, pense à ce bébé qui descend, pense à ouvrir mon bassin et de le laisser souple, je pense toujours à mon son (il ne m’aura pas lâché d’une contraction) il devient plus “ooo” mais “aaaaaa” … je pousse, il faut que je pousse ça soulage. Je me repose, respire pendant que je ne ressens plus ces douleurs. Je marmonne encore des choses pas très compréhensibles. Mais on s’en fout. ( …)

Il est 12h15. J’ai réussi, on a réussi. Mon bébé, notre bébé. Qu’elle est belle…»

Naissance de Sahana,

née en 2012 à Auvers sur Oise (95)